Compagnons d'armes : Fanrik - Deux marteaux pour le prix d'un

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Morkai.e
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Compagnons d'armes : Fanrik - Deux marteaux pour le prix d'un

Message par Morkai.e » 6 mai 2018 : 21:39

Troisième partie de la série compagnons d'armes, sur Fanrik, le guerrier. Et oui, il parle en faisant des fautes.
Les immenses montagnes de la lune Yggnord étaient entièrement couvertes de neige, mais l'épaisseur du brouillard empêchait de voir plus loin qu'une centaine de mètre. Dans une petite grotte, assis autour de leur brasero sans lumière, Squall et Malguérick étaient enveloppés dans de lourds manteaux de fourrure blancs et tentaient de se réchauffer. Les seuls à apprécier la météo étaient Wulféro, dont l'épaisse fourrure était parfaitement adapté à ce monde sauvage, et leur guide, Fanrik, un imposant barbare brun à la barbe et aux cheveux tressés. Il était vêtu l'une lourde armure de plaque, et d'une épaisse cape de fourrure. D'après lui, il l'avait prise sur un ours qu'il avait tué à mains nues. Et au vu de sa carrure, les deux cadiens n'en doutaient pas. Pour le moment, il avait posé son marteau de guerre et s'afférait à faire cuire un lapin dans une petite marmite avec quelques racines.

- Rappelle-moi pourquoi c'est moi qui t'accompagnes, demanda Squall.
- Parce que Wilfried a refusé et que je ne le voyais pas survivre à ça, que Louinu s'occupait de Sarto, que Minia devait assister Menkel au spatioport.
- Dis plutôt qu'elle n'avait pas envie d'aller crapahuter dans la montagne et de se les geler.
- On a connut largement pire. Tu te rappelles la campagne sur Dsardit IV.
- Ouais, tu avais dis au peloton de démonter les caisses de matos pour faire des raquettes. Le colonel avait pété un câble en le découvrant, jusqu'à ce que tu lui dises qu'on avait atteint notre position deux fois plus vite que prévu et surpris l'ennemi en plein sommeil. Il savait plus quoi dire.
- C'est pret inbrogateur, annonça fièrement leur compagnon. Du vulpin aux cuaches, ma spécialité !
- C'est interrogateur, mais appelle Malguérick ou Mark, répondit le cadien en tendant sa gamelle.

Le guerrier la lui rempli, avant de faire de même avec celle de Squall. Les deux hommes commencèrent à manger, avant de s'arrêter.

- Je crois que j'ai trouvé d'où venaient les rations de combat de la garde, murmura Squall. C'est atroce son truc.
- C'est encore pire que les rations, j'oserais même pas donner ça à un commissaire.
- Alors, ça vous plaite, demanda Fanrik de sa voix tonitruante.
- C'est sympa, mais tu sais dans on sait se satisfaire de peu, répliqua Malguérick en tendant sa gamelle à son loup qui déclina la proposition.
- Faut pas se priver, y en reste.
- Non merci, on a plus faim répondirent en chœur ses compagnons.
- Fort bien, ormalemelt, on devrait atteidre le col demain.
- C'est là que vos éclaireurs ont repéré celui que nous cherchons.
- Ouiap, il a fuit vers les terres da fils du corbeau. Vous cherchez pour venger.
- Entre autres, répondit Malguérick, il a tué un des nôtres, Sarto.
- Lors je jure de aider vot quête de vengeance, éructa le guerrier en frappant le sol avec le manche de son marteau.
- Merci bien. Tu peux nous dire quoi sur ses fils du corbeau.
- C'est bande de tratres qui lancent des raids dans la valle et qui vénèrent pas la sagesse stellaire comme nous, mais son prétendu fils honni, le corbeau a milles langues.
- Et bien on va leur expliquer pourquoi c'est pas une bonne idée de ne pas vénérer l'Empereur, lui répondit Squall en commençant l'entretien de son arme.

***

Le lendemain, le ciel s'était dégagé et les voyageurs pouvaient admirer la vallée qui s'étendait à leur pied ainsi que la géante gazeuses autour de laquelle orbitait Yggnord. Mais cela ne les intéressait pas. Pour le moment, les trois hommes et le loup avançaient discrètement, caché par les conifères géants. Plus tôt le matin, ils avaient éliminé une patrouille ennemie et maintenant, ils s'apprêtaient à fondre sur l'avant-poste qui gardait le col. De leur position légèrement surélevée, ils pouvaient voir les cinq hommes qui gardaient la position, armé d'armes automatiques et vêtu des capes de plumes noires qui gardait une tour de guet et une cahute en bois entouré d'une palissade faites de pieux. Fanrik était parti devant, nullement gêné par son armure, pour s'assurer qu'ils n'y avaient personne d'autres.

- Un plan, Squall, demanda Malguérick ?
- On leur fait gouter la bouffe de Fanrik. J'ai encore le gout dans la bouche, bordel.
- Et sinon.
- A part le mec dans la tour, on devrait pouvoir sonner les autres avec une grenade avant de s'en occuper au cac.
- Ok, je me charge du type dans la tour, toi tu y vas avec Fanrik et Wulfy, finit l'interrogateur en mettant une lunette sur son fusil laser.

Une fois Fanrik revenu de sa reconnaissance, ils mirent leur plan à exécution. Malguérick mit en joue sa cible, puis Fanrik et Squall lancèrent l'assaut. Le jet de grenade de Squall fut le signal. Malguérick abattit sa cible pendant que ces compagnons chargeaient les autres gardes éblouis. Le marteau du barbare, les crocs du loup et le pistolet à silencieux de Squall mirent rapidement fin à la vie des hommes sans défense. En moins d'une minute, le combat était résolu, et le seul survivant, le chef du poste, fermement maintenu au sol par la botte de Fanrik.

- Je viens d'examiner les cadavres de ses potes, annonça Malguérick, et ils portent des runes qui ne me plaisent pas du tout.
- Du genre, s'enquit Squall ?
- Du genre grosse saloperie de tu sais quoi. Si on les soupçonnait d'hérésie, c'est bon, on en est sur. Bon, maintenant, on discute avec monsieur.
- Je dirais rien, chien de sagesse morte, éructa le traitre avant de cracher sur Malguérick.
- On lui sert du vulpin aux cuaches, proposa Squall.
- Pourquoi, s'étonna Fanrik.
- Non, ça serait trop cruel. Contacte Menkel, moi je vais démontrer à monsieur que je peux être très convaincant.

***

- Menkel réunit une troupe, mais on n'aura personne avant au moins trois heures.
- On a pas le temps, d'après notre copain, notre cible est passé ici il y a deux jours, avec un convoi d'une trentaine de prisonnier venant de la vallée. Il se dirigeait vers un vieux temple pas loin et y prépare quelque choses. Toujours selon notre pote, aujourd'hui il y a une "éclipse" selon leur calendrier. Je dois faire le point avec Menkel et Wilfried, mais prépare toi, on va mener une reco et surement devoir lancer un assaut rapidement.
- Le temple est loin ?
- Non, moins d'un kilomètre. Avec une vingtaine d'hommes pour le défendre.
- Ok, je vais chercher Fanrik, et la mitrailleuse de la tour de guet. Elle me fait de l'œil.

Une trentaine de minutes plus tard, le petit groupe s'était engagé dans le col et arrivait en vu du temple, un grand cercle de pierres levés en contre bas de leur position. Au centre du temple était enchainé des personnes effrayées, encerclées par un groupe de gardes. Au nord du cercle, un homme revêtu d'une grande cape de plume noir semblait psalmodier une litanie.

- Putain, ils ont commencé le rituel, commenta Squall.
- Ils font quoi, demanda Fanrik.
- Un truc qui pu et qui est pas bon pour la santé des gens enchainé. Menkel a été clair : s'ils commencent leurs saloperies avant qu'il soit là, on agit. Et regarde, ça devient plus sombre, dans 10 minutes, c'est l'éclipse, murmura Malguérick.
- On devrait pouvoir gérer, la sécurité est faible, ils doivent pas s'attendre à ce qu'on ai défoncé le poste de garde.
- Ok. Fanrik, ta mission est accomplie, on t'obliges pas à continuer, ça risque d'être chaud, prévint l'interrogateur.
- Vous plasantez, je sais pas qu'ils font, mais j'ai jure de vous aidez et je les esserais pas toucher à ceux mon peuple, maugréa le guerrier.
- Bien, on y a. Squall, tu vas pouvoir jouer avec ta copine.

Les trois hommes et le loup commencèrent à descendre discrètement la pente boisée en direction du temple. Malguérick ouvrait la marche. A dix mètres de la cible, Wulféro s'immobilisa. Le groupe se stoppa et se dissimula aux yeux d'une patrouille de trois hommes qui passa devant eux. Au signal de l'interrogateur, ils bondirent sur les gardes dont le sang vint souiller la neige. Puis, se déplaçant silencieusement vers le cercle de pierre, la voix du prêtre devint audible. Elle semblait provoqué des nausées aux prisonniers. Heureusement pour eux, l'entrainement et la volonté de Squall et Malguérick les protégeait des paroles hérétiques. Mais ce qui surprit ce dernier, c'est que Fanrik résiste lui aussi.
Squall mit sa mitrailleuse en joue, puis Malguérick donna l'ordre d'agir. Son bolter compact dans une main, sa matraque à décharge bénie dans l'autre, il jaillit de derrière un des pilier, abattant trois gardes d'un coup avant d'en électrocuter un autre. De son coté, le marteau de Fanrik fracassa le crâne d'un homme avant de briser une des chaines qui retenait les prisonniers. La surprise provoquée par l'attaque vira à la panique lorsque la mitrailleuse entra en action, fauchant les gardes dans son champ de vision, mais provoquant la fuite des prisonniers libérés pendant que les autres se jetaient au sol, les parents protégeant leur enfants de leur corps.

Laissant ses compagnons géré les gardes, Malguérick se tourna vers le prêtre qui avait cessé son rituel. L'homme se tourna vers des prisonniers proches et psalmodia de noires paroles. Des flammes violettes enveloppèrent un père et sa fille qui hurlèrent de douleur tandis que leurs corps fondaient en flasques violettes brillantes comme des miroirs. Mais le pire était à venir
Des mains griffus roses sortirent des miroirs et s'agrippèrent au bord, puis, comme si elles sortaient de l'eau, des créatures abjectes, ressemblant à des parodies d'êtres humains déformé, auxquels la tête aurait été fixée au milieu du torse, prirent pied dans le monde réel., Les horreurs roses se mirent à exécuter une sorte de danse, fauchant les malheureux autour d'elle et formant un cercle autour de l'invocateur.

- Mark, j'y vais? hurla Squall.
- Non, contente-toi de les allumer, je gère.

L'instant d'après, la mitrailleuse ouvrit le feu sur les démons, dont les corps commencèrent à éclater sous la tempête de balles. Mais, alors que Squall tirait les dernières balles du chargeur, les corps brisés des engeances du Warp commencèrent à se reformer en des versions plus petites, de couleur bleu, qui se mirent à se chamailler. Se jetant dans l'ouverture crée par Squall, Malguérick se dirigea vers l'invocateur. Sa matraque bénie déchiqueta un démon tentant de lui bloqué le passage. Une autre horreur qui essayait de l'intercepter fut pulvérisée par le marteau de Fanrik. Le barbare, nullement troublé par les démons, semblait au contraire s'éclater à massacrer les horreurs bleus et les flammèches vivantes qui naissaient de leur cadavres.

Voyant ses séides perdre la bataille, l'invocateur tenta de fuir, mais fut frappé en pleine course par une hache de jet lancé par Fanrik. Cherchant à se relever, il se retrouva nez à truffe avec Wulféro avant de sentir le canon froid du bolter sur sa tête. L'invocateur se figea, la moindre action de sa part aurait résulté en la dispersion de sa cervelle sur le sol.

- Bonne nuit, lui souhaita l'interrogateur avec de le gratifier d'un puissant coup de matraque à décharge dans le crâne.

Leur cible capturé, droguée, ligotée et placée sous la garde du loup, Squall et Malguérick aidèrent Fanrik à réunirent les prisonniers et à achever les gardes survivants.

- Menkel décideras de leur sort, annonça Malguérick en désignant les survivants du rituel, mais le connaissant, il va juste s'assurer qu'ils oublient ce qui c'est passé.
- Ces choses, ça sont des ennemis de la sagesse stellaire, demanda Fanrik ?
- C'est bien ça, des choses venus … d'ailleurs.
- Et bien, j'ai amais connut une telle bataille, s'exclama le guerrier, je paierais cheir pour pouvoir refaire. Vous combattez ces diamons, c'est bien ceci.
- C'est ça, on chasse les dé-mons.
- Et bien, vous avez sauvez les miens, alors si vous ceptez, mon marteau sera votre.
- Tu veux partir avec nous ?
- Oui, je voudrais à servir la sagesse stellaire en tont lieu où les servants des quatres géants maudits se cacheront.
- Mouais, ça pourrait être cool, mais à une condition.
- Laquelle ?
- Interdiction de faire la cuisine …
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"la vengeance est un plat qui se mange froid, et qui se réchauffe au lance-flammes !!!"

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Re: Compagnons d'armes : Fanrik - Deux marteaux pour le prix d'un

Message par Morkai.e » 7 mai 2018 : 13:37

Petite correction sur le premier paragraphe, j'ai oublié un élément de description de Fanrik
Anciennement Cagouille, désormais Thomas/Morkai.e

"la vengeance est un plat qui se mange froid, et qui se réchauffe au lance-flammes !!!"

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